Un bilan à mi – mandat


Retrouvez le texte de mon intervention sur le bilan après trois ans de mandats.

Le 4 avril 2017, nous avons fêté les 3 ans de notre élection à la Mairie de Clermont-Ferrand. C’est une date symbolique. Nous sommes à mi-mandat. C’est l’occasion pour mon équipe et moi de faire un bilan d’étape.

Gérer une mairie, une communauté urbaine, c’est souvent avoir la tête dans le guidon. Le recul est pourtant nécessaire. Il est impératif de façon régulière de remettre en perspective l’action menée, de vérifier le sens de l’action et surtout si les engagements sont tenus.

Je n’oublie jamais que la démocratie locale c’est d’abord un projet pour lequel les citoyens nous font confiance. Il est donc indispensable de tenir ses engagements et de dire ce qu’on fait.

Faire un bilan de notre action depuis 3 ans répond de cette exigence de rendre des comptes et de cette volonté de prendre du recul.  Mon objectif c’est de réussir à donner du sens.  Ce bilan ne sera donc pas un catalogue à la Prévert. Ce ne sera donc pas une longue litanie de chiffres et de réalisations. Je souhaite présenter une démarche, une vision et une ambition avec des illustrations plutôt que de lister et passer à côté du sens global de notre action.

Depuis que nous sommes arrivés en responsabilité, nous avons une stratégie et des objectifs. Nous tenons des tableaux de suivi pour être sûr de ne rien oublier et de savoir à chaque instant si nous sommes dans les temps, dans les clous. Car 6 ans ça passe vite si l’on veut réussir à changer le quotidien et construire la ville de demain. Dès lors, quand on regarde ce tableau de suivi, nous nous apercevons que certains dossiers avancent, d’autres moins ou pas comme l’on voudrait.

Nous ajustons, nous donnons des coups d’accélérateur quand un dossier s’enlise ou des alertes quand il ne part pas dans le bon sens. C’est le quotidien du travail de Maire et de l’ensemble de l’équipe municipale.

Notre action est portée par une philosophie générale, celle d’un développement harmonieux de notre territoire. Ce n’est pas nouveau. Nous nous sommes fait élire sur cette ambition.

La première partie de ce discours, c’est d’abord la question du développement. C’est le préalable indispensable. Il faut créer de l’emploi, de la richesse si vous souhaitez pouvoir ensuite agir sur les problèmes d’emploi, d’insécurité, de bien-être, de relation sociale, etc… Ce développement il passe par une métropole qui compte. Mais se développer ce n’est pas suffisant. Ca ne peut pas être un développement anarchique ou qui oppresse. C’est pour cela que, dès la campagne électorale, nous avons parlé d’un développement harmonieux. Il y a une conscience d’un art de vivre à la clermontoise c’est à dire un territoire à taille humaine. Par exemple, ici les relations sociales sont plus apaisées qu’ailleurs. Ceux qui viennent de l’extérieur nous le disent souvent « les clermontois sont accueillants, bienveillants et tolérants ». Même si il y a forcément quelques exceptions et même si ça change, nous sommes dans une ville où il fait bon vivre. Le lien social, les relations interpersonnelles sont souvent évidentes et faciles. Cette simplicité nous la devons à un art de vivre mais aussi à notre taille. Nous nous trouvons facilement. Les temps de déplacement sont raisonnables. Notre ville est un peu moins embouteillée, un peu moins polluée, un peu plus facile à vivre que les autres. Cette alchimie locale il faut la conserver.

Mais pas question d’être conservateur, de la figer, de la sanctuariser. Elle doit vivre, grandir, se développer, changer, accueillir tout en ne perdant pas cet état d’esprit, cet art de vivre, cette facilité du quotidien.

L’enjeu c’est donc de savoir comment se développer pour devenir une grande ville sans pour autant en avoir toutes les contraintes ?

Comment peut-on mettre en place des politiques qui permettent tout à la fois de développer l’attractivité et le rayonnement de la ville ? Tout en faisant en sorte que ceux qui vivent déjà sur le territoire continuent de vivre bien ?

C’était les deux axes de notre campagne électorale. Ce sont donc aujourd’hui les deux axes de notre action municipale.

Le développement

Le développement passe par un enjeu majeur : peser dans la France et dans l’Europe. Les villes sont aujourd’hui des organismes vivants. Certaines meurent, d’autres se musclent et enfin d’autres disparaissent.

Les villes : un organisme vivant

Je ne souhaite stigmatiser personne. Les exemples que je donne servent à illustrer mon propos et en aucun cas à montrer du doigt. Je sais toute l’énergie développée dans ces territoires pour trouver des solutions et construire un avenir. Mais par exemple à Montluçon, il y a 15 % de commerces qui ne trouvent pas preneur et 20 % des logements sont vides. A Moulins, la ville est passée sous la barre des 18 000 habitants. Elle est donc en dessous de Cournon d’Auvergne par exemple. Pourquoi ces exemples ? Parce qu’ils montrent que les villes qui sont dans des dynamiques métropolitaines se musclent, se fortifient alors que celles qui sont plus lointaines souffrent. Elles connaissent plus de difficultés.

Un autre exemple, j’ai appris récemment que 85 % des étudiants de la Nièvre viennent faire leurs études de Médecine à Clermont et pas à Dijon. Cela démontre que les futurs étudiants en Médecine mettent en compétition ces deux villes. Ce n’est pas un secret, nos territoires sont désormais dans une stratégie de différenciation permanente. Pour reprendre mon exemple des étudiants en médecine, majoritairement ils choisissent Clermont- Ferrand notamment parce que le coût de la vie est moins élevé.

Cette attractivité crée de la richesse. C’est invisible mais à chaque fois ce sont des gens qui viennent consommer, habiter et pour certains d’entre eux se marier, faire des enfants, etc…Cela crée du développement, de la vie et contribue à la vitalité du territoire.

Le passage en Communauté Urbaine

Pour accompagner cette vitalité, pour la renforcer, il nous fallait une solidarité entre les communes car jusqu’alors il n’y avait que les clermontois qui payaient. Clermont-Ferrand ne peut être la seule à assumer les charges de centralité.

Cette solidarité, elle passe par ce qu’on appelle dans le jargon administratif de l’intercommunalité. L’idée c’est qu’un certain nombre de grandes compétences stratégiques soient portées par l’ensemble du territoire et non par les seules villes. En quelque sorte c’est l’illustration de l’adage «  à plusieurs, on est plus fort ». C’est ainsi que Clermont Ferrand et 20 autres communes voisines se sont regroupées au sein d’une communauté d’agglomération puis depuis le 1er janvier en 2017 en communauté urbaine. Depuis cette date, elles exercent ensemble les compétences d’urbanisme, de tourisme pour faire venir de la richesse et du rayonnement. Les questions d’eau et d’assainissement mais aussi la voirie et la gestion de l’espace public ou encore le développement économique sont également gérés par la communauté urbaine. Cela évite les dépenses inutiles et les compétitions stériles entre les communes.

Ce passage en communauté urbaine était déterminant. Il a fallu aller à vite. En deux ans, nous avons réussi à passer d’une communauté d’agglomération à une communauté urbaine. C’était essentiel car il faut bien se rendre compte qu’il y avait 11 communautés qui pouvaient le devenir au niveau national. Il fallait qu’on fasse parti de ce club car les 10 autres elles aussi ont réussi cette transformation. A la clé, c’est de l’attractivité, du dynamisme, des crédits supplémentaires.

Grâce au passage en Communauté Urbaine, la collectivité a récupéré 5 millions d’euros supplémentaires. Nous avons décidé d’en affecter 2,5 millions à la communauté urbaine et les 2,5 millions restant seront réinjectés dans les 21 communes. Cela permettra aux villes de monter des projets, d’investir, de créer de l’emploi. Cette manne supplémentaire c’est aussi des commandes et du travail en plus pour les entreprises du territoire.

La métropole

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Pendant qu’on construisait cette communauté urbaine, on a découvert la possibilité de devenir une Métropole. Au départ, il ne devait y en avoir que 15 en France. Finalement, après le travail actif auprès des décideurs, 7 autres ont été intégrées. Clermont-Ferrand, 21ème ville de France et 19ème agglomération se devait d’y être. C’est une formidable opportunité.

Tout d’abord financièrement, c’est une chance. Le Premier Ministre qui a réuni début mars les 22 présidents de Métropole nous a clairement affirmé que les nouvelles Métropoles seraient financièrement accompagnées par l’État par le biais des contrats métropolitains. Il nous a précisé qu’« à 15 métropoles, il y avait 150 millions d’euros de l’État mais maintenant que vous êtes 22, c’est 210 millions ». C’est important à un moment où on perd des dotations.

Ce passage en métropole ne s’est pas fait en un claquement de doigt ou juste par un coup de fil. C’est le résultat d’un intense travail de lobby, de réunions à Paris et à Lyon. Mais aujourd’hui le résultat est là, on a obtenu le statut de Métropole. Je le dis, nous sommes assis à la table des 22 villes qui structurent l’espace national. On est avec des villes comme Montpellier, Nantes, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse, Rouen et Bordeaux. Ce n’est pas rien. Si on nous avait dit ça il y a deux ans ! Pour reprendre une comparaison sportive qui parlera aux auvergnats : « Nous sommes dans le top 14, en première division ».

Le passage en Métropole était donc indispensable.

Le deuxième axe de notre développement, c’est la politique économique. Avant le passage en communauté urbaine, le développement économique se faisait suivant une simple logique de projet, au coup par coup. Il n’y avait pas, à proprement parlé, de stratégie de développement économique. C’est en train de changer.

Bivouac, ACC, Volcans, Centre Recherche Michelin

Tout d’abord, nous avons besoin de sauvegarder nos emplois et de faire venir de nouvelles entreprises. Pour cela, on a donc mis en place des conférences économiques avec les acteurs locaux et construits des partenariats publics privés forts. On a ainsi construit le bivouac qui est un incubateur de startups. Aujourd’hui ces startups créent de l’emploi.

Quand à la sauvegarde de l’emploi, nos deux combats les plus emblématiques ont été celui des ACC et celui de la Librairie des Volcans. Je n’oublie pas les autres mais ces deux sauvegardes ont été les plus retentissantes. Grâce à des politiques publiques et l’injection d’argent public, on a réussi à préserver l’emploi !

On a désormais une politique publique plus forte fondée sur le partenariat public / privé et sur un meilleur accompagnement des entreprises pour leur faciliter leur installation et leur trouver des terrains pour s’installer.

C’est également pour cette même ambition que nous avons exonéré le centre de recherche monde Michelin. Je sais que cette mesure a fait couler de l’encre. Mais je ne le regrette pas car un investissement de 280 millions d’euros par une entreprise du territoire, c’est une formidable chance. En les exonérant, nous créons les conditions de ce développement économique. Il n’y a pas d’autres métropoles françaises qui ont connu un tel investissement. J’ai eu récemment l’occasion d’en parler avec le maire de Lyon et le maire de Toulouse, ils nous regardaient avec les yeux de l’envie. Ils n’ont pas sur leur territoire d’équivalent. Michelin c’est la première entreprise, la première industrie de toute la région Auvergne Rhône Alpes. Là aussi, quel atout.

Les dossiers structurants (TGV et Aéroport)

Le renforcement de notre politique économique dépend aussi de la question essentielle des liaisons aériennes et ferroviaires et plus globalement du désenclavement de notre territoire.

Nous nous battons pour l’aéroport. On l’a agrandi, on l’a développé. Nous sommes désormais le 9ème aéroport d’affaires de France et le 2ème aéroport de la Région. Nous luttons pour qu’il y ait des liaisons. Mais ce n’est pas simple car c’est avant tout une question de rentabilité. C’est pour cela qu’il faut créer de la richesse, peser et rendre ainsi les investissements rentables. Plus notre territoire créera de la richesse, plus il y aura d’entreprises et plus les besoins en transports seront forts et donc plus il y aura de compagnies aériennes qui développeront de nouvelles liaisons.

Le même raisonnement s’applique pour la SNCF. Quand on discute avec eux sur la ligne à grande vitesse ou sur les liaisons intercités, elle ne fait pas de cadeaux. Elle regarde ce que pèse le territoire. Par exemple, les 15 milliards d’euros nécessaires pour le TGV ne seront investis que quand le territoire de Clermont-Ferrand les « vaudra ».

Aujourd’hui, on nous annonce 2035 et non plus 2030 pour l’arrivée du TGV. Les trois études du tracé sont en cours ainsi que le travail de lobby. Il appartiendra, en théorie, au nouveau gouvernement de prendre la décision sur le choix du tracé. Mais ne nous trompons pas, il ne le fera réellement que quand il aura la certitude que ça vaut le coup d’investir les 15 milliards d’euros nécessaires. Il le fera donc quand, fondamentalement, il aura d’une part la certitude que la ligne Paris Lyon soit saturée et d’autre part que notre territoire soit suffisamment attractif.

Mais nous devons avoir la tête sur les épaules. A titre de comparaison, je rappelle que Bordeaux vient juste d’être équipée. Elle a réussi à obtenir le TGV seulement après son fantastique développement.

Mais il n’y a bien sûr pas que le développement économique pour rendre toujours plus attractif notre territoire. Dans cette ambition, les politiques touristiques et évènementielles sont également déterminantes.

Les politiques touristiques et évènementielles

L’objectif c’est d’essayer d’attirer toujours plus de personnes sur le territoire. C’est l’une de nos priorités. C’est pour ça, par exemple, qu’on essaye d’accueillir le plus possible des évènements sportifs internationaux. Je pense par exemple à la finale du Volley Ball féminin.

C’est la même logique lorsqu’on décide d’accueillir le congrès des arts martiaux ancestraux. 3000 personnes venant du monde entier sont attendues. L’État du Japon nous a même offert pour cette occasion des cerisiers du Japon qui viennent d’être plantés Place du 1er mai.

Ce ne sont que deux exemples choisis au hasard. Mais ils illustrent l’importance de ces évènements sportifs et ces congrès pour créer de l’activité, accueillir des nouvelles personnes, faire connaitre notre territoire. Cela crée de la dynamique.

Effervescence et Rencontres Internationales des Villes Michelin

Les chiffres du tourisme de ces dernières années sont plutôt encourageants. C’est une bonne nouvelle. D’ailleurs à l’automne prochain, nous avons deux évènements majeurs qui vont contribuer à renforcer cette tendance.

Le premier c’est Effervescence avec un week-end de lancement les 6,7,8 octobre prochains. C’est en quelque sorte une capitale européenne de la culture en miniature et en trois jours. L’objectif c’est que les citoyens puissent se rendre compte de ce que c’est. Pendant 3 jours et 3 nuits, tout l’hôtel Dieu va être investi par des artistes avec des spectacles, des repas, des fêtes, des lectures, des concerts. 3 jours de fête et de culture dans tous les souterrains, les étages et sous les toits de ce bâtiment historique et emblématique de Clermont-Ferrand. Ca sera également les embrasements de Montjuzet, les rendez-vous secrets dans les recoins de la ville. Effervescence c’est aussi permettre de construire pour et avec les citoyens le dossier de candidature de Clermont-Ferrand au titre de la capitale européenne de la culture.

Le second ce sont les premières rencontres des villes Michelin. Ce sont 44 villes du monde entier qui vont venir, qui ont accepté de participer et qui vont envoyer des délégations ; 44 villes qui ont toutes un site Michelin sur leur territoire. Il y aura des chinois, des brésiliens, des américains, des Japonais, des canadiens, des européens.

Ce travail structurel permet à Clermont-Ferrand de voir sa population grandir, de se développer et d’être de plus en plus dynamique économiquement. C’est donc aussi la promesse d’être moins touchée que les autres par le chômage et la crise. Finalement c’est aussi cela faire attention à la vie quotidienne.

Une ville bouillonnante 

Toujours dans cette même volonté de voir notre territoire rayonner, être attractif, nous agissons depuis 3 ans pour faire de Clermont-Ferrand une ville qui soit repérée sportivement et culturellement. C’est pour cela que nous accompagnons et organisons de nombreux évènements. On s’appuie pour cela bien entendu sur des acteurs du territoire. Je pense par exemple à l’ASM, Clermont Foot ou encore le saut à la perche. C’est à ce titre, par exemple, qu’on a décidé de « soutenir » le All Star Perche avec Renaud Lavillenie.

C’est pour les mêmes raisons que nous avons souhaité la mise en place de manifestations culturelles ambitieuses avec la Scène Nationale. C’est également Europa Vox qui est en train de s’imposer comme le rendez-vous musical européen incontournable du début de l’été. C’est également la coopérative de Mai qui ne cesse de se réinventer et d’attirer toujours plus. Je ne peux citer toutes les manifestations. Elles sont nombreuses. Elles sont l’âme de notre ville. Elles rendent notre ville bouillonnante, foisonnante, effervescente.

Avec tous ces éléments, nous espérons contribuer à la richesse du territoire. Nous espérons que notre territoire rayonne un peu plus chaque jour en France mais aussi à l’international tout en faisant attention que chacun y trouve sa place, que chacun y vive bien et mieux. C’est une ambition de long terme. Je sais qu’il faudra du temps avant que toutes ces actions ne produisent des effets. C’est donc une raison supplémentaire pour dans le même temps s’occuper toujours mieux de la vie des clermontois.

C’est le deuxième axe de notre action, ce que j’appelle la ville harmonieuse.

La ville harmonieuse

C’est une belle et nécessaire ambition. Il s’agit à la fois de construire une ville facile plus agréable, plus accessible et une ville qui protège, plus solidaire et plus fraternelle.

La concertation

Pendant la campagne électorale, nous nous étions engagé à (ré)inventer Clermont Ferrand avec les Clermontois. Pour cela, on a multiplié les grandes concertations citoyennes :

– le Plan Local de l’Urbanisme

– Le plan Educatif de la Ville

– Les Etats Généraux de la Culture

– Les rencontres Citoyennes de la Mobilité

Chaque fois qu’on a interrogé des politiques publiques pour fixer des nouvelles orientations, pour faire ce qu’on avait promis c’est à dire réinventer Clermont Ferrand, on a fait des concertations très larges avec l’ensemble des acteurs. On a fait des réunions publiques, des cafés citoyens. Cela a permis à chacun de participer à notre ville et aux décisions qui les concernent et ce jusqu’aux enfants qui ont également été consultés lors de l’élaboration du Projet Educatif de la Ville. Nous allons continuer. Je pense notamment au plan de développement du Vélo dans notre ville et au schéma de transition énergétique. Il y a également l’action à destination des jeunes et des quartiers. Il y aura aussi prochainement les concertations sur la petite enfance et la jeunesse qui seront lancées.Ces concertations se dérouleront en 2017 et l’année prochaine nous reviendrons avec des nouvelles propositions établies à partir de ces temps d’échanges avec les clermontois.

Notre volonté est de construire une ville facile, une ville qui facilite la vie des familles.

Guichet unique

C’est tout le travail qu’on a mené sur le guichet unique. Aujourd’hui une famille qui veut inscrire ses enfants pour des activités sportives, dans les écoles, pour les vacances scolaires, à la cantine, à la garderie n’a plus qu’un seul dossier à remplir. Fini les queues, fini l’obligation de prendre des jours de congés pour pouvoir les inscrire.

Ouverture de classe

Les écoles de la ville de Clermont accueillent déjà 9500 enfants. Et chaque année, 250 nouveaux enfants arrivent et ce depuis 3 ans. Cela a des conséquences pour nos écoles qui commencent à « exploser ».

Après une période de restriction où il y avait des salles libres car on fermait des classes, aujourd’hui c’est tout le contraire. On ouvre des classes. Mais pour faire face au manque de locaux, nous étudions la possible construction de deux groupes scolaires supplémentaires dans notre ville dans les 10 ans qui viennent. Certainement un en centre ville car l’Hôtel Dieu va apporter de nombreux nouveaux habitants. Et un autre dans la partie Nord Ouest du territoire.

On a vraiment des situations très tendues dans certains groupes scolaires. On vient d’avoir les chiffres pour cette année et de nouveau on nous annonce la création de 4 nouvelles classes.

Les cantines, les sorties scolaires

Nous avons effectué un gros travail sur l’enfance, sur la petite enfance. On a également beaucoup travaillé sur les questions de sécurité devant les écoles. On a obligé à une composante bio ou circuit court par repas. Pour le reste, on a développé les circuits courts. On a mis en place la gratuité des transports scolaires pour toutes les écoles qui organisent des sorties. Ce sont des petites attentions qui ne se voient pas forcément – qui coûtent un peu d’argent et c’est l’une des raisons pour lesquelles on a été obligé d’augmenter les impôts – mais qui étaient demandées depuis longtemps. Ces actions rendent la vie plus simple. Avant une école qui voulait organiser une sortie, devait mettre à contribution les parents. Or certains parents ne pouvaient pas. Nous avons également mis en place la réforme des rythmes scolaires en concertation avec les enseignants, les parents et les enfants.

La concertation avec les enfants

Une autre chose dont je suis très fier et ce n’est pas forcément grand-chose, on a auditionné les enfants pour entendre leurs demandes. Par exemple, ils nous ont demandé un quart d’heure de plus pour goûter car ça allait trop vite. Du coup, on a rallongé la pause goûter dans toutes les écoles de la ville. On essaye à chaque instant d’améliorer le quotidien des enfants.

Les parcours culturels

Nous avons également mis en place le pass culture pour tous les enfants. Concrètement chaque enfant reçoit un pass qui lui offre la gratuité dans les musées . Nous avons également lancé 5 parcours culturels. Tous les enfants du CP au CM2 de notre ville bénéficient de parcours culturels durant toute leur scolarité. Ils vont ainsi voir des lieux culturels, découvrir des artistes, participer à des festivals. Tout ça est pris en charge par la Ville. Ces activités sont venues en plus de la réforme des rythmes scolaires. Pour vous donner un chiffre, la réforme des rythmes a coûté 2,5 millions d’euros à la ville. Pour mémoire, quand on vote un point d’impôt supplémentaire, ça rapporte 800 000 euros.

Le transport et le stationnement

Nous avons aussi voulu améliorer et faciliter le transport et le stationnement. Tout n’est pas encore parfait. 

Nous avons engagé une politique de lutte contre le stationnement gênant. On a ainsi privilégié des aménagements qui empêchent les voitures de se garer sur les trottoirs plutôt que de verbaliser pour un dépassement de courte durée.

Nous allons également mettre en place un bus de nuit qui permet de «récupérer» les personnes après la fermeture des bars pour éviter des accidents et limiter le danger dans la ville la nuit.

Nous avons mis en place un pass professionnel pour les artisans. Certains ne voulaient plus venir en centre ville pour effectuer des petits travaux car ça leur coutait plus cher de venir travailler que de faire le chantier. Votre chaudière était en panne et vous habitiez rue du Port, vous ne trouviez pas d’artisans pour venir faire la réparation. C’est pour cette raison que nous avons mis en place ce pass pour les artisans mais aussi pour d’autres professions comme les aides à domicile par exemple. C’est également les 20 minutes supplémentaires gratuites ainsi que des places arrêts minutes pour favoriser les achats de proximité.

Nous sommes vraiment dans la ville plus facile.

Nous souhaitons construire une ville protectrice. Nous pensons que dans le monde de plus en plus violent (réellement et symboliquement) dans lequel nous vivons, il faut que la ville soit une ville bouclier.

Le rôle du CCAS

D’abord la politique sociale. Le budget du CCAS fait parti des budgets que nous avons augmenté. Nous avons fait un gros travail en direction de ces populations qui sont celles qui ont le plus besoin d’aide tant d’un point de vue social que de la politique du logement. C’est par exemple toute la question de la transition énergétique des immeubles à Saint Jacques. Nous avons refait de nombreux immeubles pour que, à terme, les loyers soient moins chers et que les habitants puissent rester dans leurs appartements.

La solidarité intergénérationnelle et le Clos des Vignes

Nous travaillons aujourd’hui à améliorer les conditions de vie pour les personnes âgées. Aujourd’hui nous avons encore trop de gens qui ne trouvent pas de place dans des résidences séniors ou dans des EHPAD. Nous allons lancé dans quelques mois la construction sur le boulevard Mayer d’une résidence intergénérationnelle. Nous aurons encore de l’espace à cet endroit pour construire ensuite un EHPAD. Cela permettrait aux gens de pouvoir effectuer un véritable parcours de vie dans le quartier et trouver un logement adapté à chaque âge.

La prise en charge du handicap chez les enfants

Nous avons effectué un travail important à destination des enfants porteurs de handicap. Nous avons enfin mis les moyens à Chanterane pour accueillir ces enfants. Pour ceux dont les parents n’habitaient pas la ville, nous ne leur faisons plus payer les prix au tarif extérieur car c’était la seule école susceptible d’accueillir leurs enfants. En plus du handicap, ils avaient en quelque sorte une pénalité financière assez sordide. Nous avons considéré que ça n’avait pas de sens budgétaire de taxer ces familles qui n’habitaient pas la ville. C’était en fait une promesse de campagne. J’avais rencontré des parents concernés et je leur avais dit « si je suis élu, on regarderait ça ». Et nous l’avons fait. Avant, ces parents avaient en quelque sorte la double peine : le VSL, des horaires à rallonge pour les enfants, un surcoût. La ville leur menait une vie d’enfer. Et c’était la ville qui incarnait cette brutalité.

Je suis sûr que ces petites améliorations qui ne sont pas connues par tout le monde mais uniquement par ceux qui les vivent, sont essentielles. Ils participent du bien vivre dans notre ville.

La propreté urbaine

Nous avons travaillé sur la propreté urbaine. Nous sommes par exemple aujourd’hui sur une utilisation zéro de pesticides. Il n’y a plus de produits phytosanitaires utilisés. C’est pour ça que vous voyez parfois un peu d’herbes entre les pierres. C’est la gestion différenciée, rançon d’une écologie un peu poussée.

L’éclairage

Nous avons mis en place – nous sommes la seule ville dans le monde – un éclairage public par détecteur de mouvement. Il varie suivant l’heure de la nuit et suivant le monde présent ou pas dans la rue. C’est un gros investissement qui avait d’ailleurs été commencé lors du précédent mandat. C’est une économie pour la ville très importante mais c’est aussi extrêmement efficace et cela permet d’installer un climat de sécurité la nuit.

La tranquillité publique

Enfin sur la sécurité et la tranquillité publique, nous n’avons jamais tergiversé :

– nous avons créé un centre de supervision urbaine

– nous avons posé des caméras là où il en fallait

– nous avons renforcé la police municipale et nous les avons doté de moyens supplémentaires

– nous avons mis en place un adjoint à la sécurité urbaine. Cela n’existait pas. Il y a désormais un interlocuteur bien identifié et qui suit les relations avec la police.

Nous avons mis en place des GLTD, des groupements locaux de traitement de la délinquance. C’est une instance ciblée et qualifiée qui permet de travailler en concertation très étroite avec les juges, le procureur, les policiers et le Maire. Nous avons mis en place un premier GLTD sur le quartier Saint Pierre/ Rue de la Boucherie. Nous avons, en deux ans, régulé cette question. D’autres sont actuellement à l’étude. Enfin, c’est également l’ouverture prochaine d’une Maison de la Justice et du Droit.

La police municipale

Nous allons également continuer de recruter des policiers municipaux supplémentaires pour arriver en 2020 à un effectif de 50 policiers. A partir du mois d’avril, vous aurez deux policières que vous pourrez voir dans le centre ville de Clermont-Ferrand et dans les parcs et jardins. Car à partir d’Avril, nous aurons une brigade équestre.

Avec ces dispositifs et ces moyens, nous espérons améliorer les situations.

Nous allons par ailleurs renforcer toutes les politiques en amont c’est à dire nos politiques sociales, d’animation, d’éducation, etc…car ce sont d’abord des incivilités.

Nous avons également renforcé toutes les politiques de coopération. Nous avons donc mis en place d’un conseil intercommunal de sécurité de prévention de la délinquance(CIPD). C’est une instance qui travaille avec tous les acteurs.

Vous le voyez, nous agissons.

Avec le développement métropolitain d’une part et les politiques qui rendent la ville plus facile, plus solidaire, plus protectrice d’autre part, nous espérons donner le ton d’une ville qui se développe et où il fait bon vivre.

Les résultats sont là. Nous avons obtenu le label French tech, le label isite qui va nous donner des millions d’euros pour notre université. Nous avons gagné d’être la première ville française labellisée ville apprenante par l’Unesco. C’est la success story Clermontoise.

Conclusion

100 millions d’euros d’investissement

Enfin quelques mots sur l’urbanisme. Nous avons une capacité d’investissement d’environ 100 millions d’euros par an. La ville investit 35 millions par an ; l’agglomération 40 millions d’euros auquel il convient d’ajouter les investissements du SMTC. Au total c’est près de 100 millions d’euros d’investissement par an sur le territoire.

Les collecteurs d’eaux

Ces investissements sont essentiels pour les entreprises du territoire et donc pour l’emploi. Nous injectons beaucoup d’argent. J’ai visité récemment deux gros chantiers :

– un collecteur (bassin de stockage restitution) dans le quartier des Vergnes

– un autre collecteur dans le quartier des Carmes

Nous avons mis en place un schéma avec 7 bassins qui seront construits sur une décennie. C’est 100 millions d’euros qui vont être investis par la Communauté Urbaine juste sur cette politique dont 60 % seront payés par l’agence de l’eau.

Les principaux projets d’urbanisme

Vous avez pu noter une ré accélération des projets d’urbanisme dans la ville. Je vais en citer quelques uns, les plus emblématiques :

– Le quartier de l’Hôtel Dieu. La démolition a commencé. C’est un très gros chantier. Pour éviter d’avoir des milliers de camions, les gravats seront concassés sur place. C’est un chantier écologique car il y aura beaucoup moins de transports. La grande bibliothèque médiathèque y verra le jour ainsi que de nombreux logements.

– Le quartier Kessler Rabanesse est en train d’être totalement refait. Une très belle place en face de l’école d’Art est en construction ainsi que des bâtiments le long du boulevard.

– Le quartier Tremonteix. La première phase se termine et la deuxième va commencer. Nous inaugurerons très certainement cet été la place.

– Le quartier Saint Jean. Les réflexions vont être lancées avec je l’espère, la construction du lycée de la Région sur cet espace, comme promis par la Région.

Le Marcombes

Il y en a d’autres. La Scène Nationale, la grande Bibliothèque ou encore le stade Marcombes. C’est important car nous allons avoir avec cet équipement un grand centre sportif pour toute la ville. Il sera ouvert à tous avec des pratiques libres. Les clermontois pourront marcher, courir, s’amuser avec les enfants. Il y aura même des espaces pour apprendre à faire du vélo ainsi qu’un skate park. Il s’agira d’un très beau lieu, unique en milieu urbain et sera observé par de nombreuses autres villes.

Les projets de proximité

Enfin, ces grands projets n’empêchent pas plein de projets de proximité. Je pense à

    • Place des droits de l’homme

    • L’aménagement torpilleur Sirocco

    • Rue des Farges

    • Place Diderot

    • Rue de Blanzat

    • Place Maréchal Fayolles – vers Fongiève qui est en train de se transformer

    • Rue du creux rouge

Clermont avance. Clermont se développe. Clermont protège. Vous le voyez, nous travaillons pour ensemble réussir la feuille de route validée par les clermontois. Ensemble, nous réinventons Clermont.

Seul le prononcé fait foi.

Publié le 22 février 2017