Pour une réelle amélioration de la ligne ferroviaire Clermont-Paris


Pour une réelle amélioration de la ligne ferroviaire Clermont-Paris

Ce n’est hélas un secret pour personne, la desserte de Clermont-Ferrand par le train est lacunaire.
Cette situation, que les Clermontois connaissent depuis de nombreuses années, n’est plus acceptable, si tant est qu’elle ne l’ait jamais été.
Comment pourrait-on justifier que la métropole clermontoise ne bénéficie pas des mêmes qualités d’infrastructures et de services ferroviaires que les autres grandes villes françaises ?

Est-il acceptable de voir nombre d’habitants de la métropole délaisser le train au bénéfice de la voiture pour rejoindre Paris alors que nous nous inscrivons dans une démarche de développement et de mobilités durables ?

Comment un territoire comme le nôtre, bénéficiant d’un tissu économique connecté à l’international, et, avec, de surcroît, le siège mondial d’une multinationale, a-t-il pu jusqu’à aujourd’hui être négligé de la sorte quant à son accessibilité ?

Autant de questions qui mènent à une réponse claire : il est temps que notre métropole bénéficie d’une liaison avec Paris à la hauteur de sa démographie, de son dynamisme économique, culturel, associatif, sportif et touristique ainsi que de son statut de capitale du Massif Central irriguant une vaste partie du territoire national.
Il en va d’une logique d’équilibre territorial et d’égalité d’accès aux offres de mobilités pour tous les citoyens.
Ce constat étant posé, nous devons aussi prendre nos responsabilités et être force de proposition.
Dans le cadre des Assises nationales de la mobilité et du rapport du Conseil d’orientation des infrastructures, également dénommé Rapport Duron, il semble que le projet de création d’une ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) ait été repoussé de plusieurs décennies.

Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais s’agissant plutôt d’une solution de long terme, nous ne devons pas nous focaliser sur cette décision, mais bel et bien travailler à des solutions de court terme.
Parmi celles-ci, la priorité concerne l’amélioration réelle et conséquente de la ligne d’équilibre du territoire Clermont-Paris.

A ce propos, je formule trois propositions concrètes :

  • Le renouvellement du matériel roulant de la ligne en priorité dans le cadre de l’appel d’offre lancé par l’État pour l’ensemble du réseau Intercités.
  • La diminution du temps de parcours en travaillant sur la régularité des trains et sur l’entrée de ces derniers en région parisienne.
  • Le maintien des liaisons directes, contrairement aux propositions faites par l’État dans le cadre de l’élaboration du schéma directeur de la ligne

Pour porter fortement et avec détermination ces propositions, une association composée de nombreux acteurs publics et privés a vu le jour, et ce, dans une logique de mise en avant collective et apolitique de l’intérêt général du territoire.
Son nom, « Objectif Capitales », illustre à la fois l’importance que revêt un tel sujet pour l’attractivité de notre métropole mais également la nécessité de le connecter aux capitales régionale, nationale et européennes.
J’ai soutenu cette initiative dès les prémices de sa structuration et je me fais fort de poursuivre cette engagement tant que de besoin.
L’addition des forces du territoire autour de cet enjeu central montre une nouvelle fois que nous savons nous unir avec pragmatisme et détermination quand les intérêts essentiels et l’avenir de Clermont, de l’Auvergne et de tout le Massif Central sont menacés.

 

Publié le 22 juin 2018