Reconstruction de Notre-Dame de Paris


Je souhaite faire une mise au point suite aux polémiques qui s’installent au sujet du financement de la reconstruction de Notre-Dame de Paris.

On ne peut ignorer l’émotion suscitée dans tout le pays, dans le monde entier, après l’incendie qui a ravagé non pas un lieu de culte catholique d’aujourd’hui, mais un monument – dans tous les sens du terme – héritage d’un patrimoine historique qui appartient à toute la Nation.

À ce titre, l’élan de générosité venant de partout en France est totalement légitime et il appartient à chacun d’y participer ou pas, j’ai indiqué que je le ferai à titre personnel.

C’est dans cet esprit de solidarité nationale que je réunirai les présidents de groupe du conseil municipal pour déterminer le montant de la contribution de la ville de Clermont-Ferrand, expression de notre participation à l’émotion collective et à un sentiment de fraternité laïque et républicaine.

Je ne doute pas que cette expression se renouvellerait si d’autres catastrophes patrimoniales de cette ampleur survenaient, de quelque nature que soit ce patrimoine, religieux – et quelle que soit la religion concernée – ou profane, y compris à Clermont-Ferrand.

Le montant que la Ville déterminera sera d’ailleurs mesuré, n’obérant en rien nos priorités municipales axées sur l’éducation, l’action sociale et la solidarité. Par cette décision, c’est l’ensemble des Clermontois qui sont associés à l’effort commun, y compris ceux qui ne peuvent le faire à titre individuel.

Je déplore aussi, les braises n’étant même pas éteintes et l’état des dégâts encore inconnus, que cet élan de générosité et de solidarité nationales soit terni par des annonces de quelques grands donateurs qui écrasent à coup de centaines de millions l’élan spontané des Français dans une surenchère déplacée. J’indique que les dons des collectivités ne sont pas défiscalisés et ces donateurs se grandiraient à renoncer aux avantages fiscaux.

Publié le 17 avril 2019